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Lie Tseu nous
parle du Vide :
"Quelqu'un
demanda à Lie Tseu :
-
Pourquoi tenez vous le Vide en si grande estime ?
Lie
Tseu répondit :
- Le
Vide n'a que faire de l'estime. Si l'on veut être sans nom, rien ne vaut le silence, rien ne vaut
le Vide. Par le silence et le Vide, on atteint ses demeures. Mais celui qui prend, celui qui donne
perd ses demeures. Quand les choses de ce monde se gâtent, il y a des gens qui s'évertuent à
vouloir les réparer au moyen de la vertu et des devoirs, mais bien en vain !"
Lie Tseu, Livre 1 chap. 9
Cette notion de Vide
se rapproche du wou wei (le non-agir). En fait l'objectif est le
détachement qui permet une approche sereine. Pour y arriver, il faut rester "détaché"
ne pas perdre "ses demeures".
Un médecin qui
souffre des affres de son patient est dans l'incapacité de guérir . Il en va de même de l'homme
non-détaché : il est de parti-pris.
La Voie
victorieuse.
"Il
y a dans le monde une voie toujours victorieuse et une voie qui ne l'est jamais. Celle qui est
toujours victorieuse s'appelle douceur, l'autre, la voie qui ne vainc jamais : violence. Elles sont
toutes deux aisées à connaître, mais l'homme les ignore.
C'est
pourquoi on disait dans la haute antiquité : les violents l'emportent sur ceux qui le sont moins
qu'eux mêmes ; la victoire des doux provient d'eux mêmes. Les premiers sont en grand danger dès
qu'ils rencontrent leur égal, les seconds ne connaissent aucun danger. De ceux qui de cette façon
se domptent eux mêmes, de ceux qui de cette façon se chargent du gouvernement du monde, on peut
dire qu'ils vainquent sans vaincre, qu'ils gouvernent sans vouloir gouverner."
Lie Tseu Livre 2 chap 17
La douceur ici qui
est le contraire de la violence se rapproche plus du calme, de la pondération et de
la sérénité que de la gentillesse. La violence est la force physique aveugle et brutale.
En fait Lie Tseu
nous dit qu'une force peut devenir une faiblesse et une faiblesse une force, le tout c'est de les
utiliser à bon escient, comme dans le "chêne et le Roseau" ou comme au judo.
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